Ô solitudes

Le vent se lève, le vent se calme, on n’entend plus qu’un souffle, le bruit rose de ses propres tympans et un allegretto dans les plus hautes branches, ça siffle et piaille en continuo, sont-ce des moineaux, peut-être L’émouchet s’est épris du...

La rencontre au talus consignée

Pendant la promenade, un grand frêne faisait des signes incompréhensibles à qui voulait bien l’entendre Cela sentait le coup fourré À la fin de l’été, ou peut-être en automne, déjà (c’était pourtant il y a un bail), un particulier naïf ou dégagé a...

Quelques imprécisions brièvement exprimées

Tiens, il pleut. Ou plutôt, il a plu. Il faut bien (re)commencer par quelque chose. Reprendre sa place dans le trafic. En tout cas c’était au retour de la marée, avec dans le panier quelques praires, trois douzaines à tout casser, fruits de mer absolument...

Un vent léger caresse la falaise

En sortant de l’hôpital de Saint-Lo — il porte le nom sonore de Centre hospitalier Mémorial France – États-Unis — titre qui pourrait susciter une certaine méfiance voire provoquer l’inquiétude, n’étaient le calme et la précision de ses...

Retour à Granville

Où les « petites têtes noires » des Pen Duick d’Éric Tabarly, réunies pour un temps en famille sur le quai du bassin à flot, aimantent le regard par la grâce de leurs courbes parfaites en apesanteur. A-t-on idée d’un plus bel outil de travail ? Un jeune et mince...

Dérangements

Tu cherches un endroit où lire, un endroit calme, tu files droit devant mais après la clameur familiale, cette fois-ci c’est le ciel qui gronde, les nuages menaçants finissent par passer de chaque côté, de droite et de gauche comme de lourds et lents...

Complices d’été

Elles sont parties. Les petites-filles. Hier encore elles étaient là, la maison résonnait de leurs cris, c’était l’été. Ce matin elles sont parties. Nous ne connaîtrons plus les réveils à une heure trente-sept du matin, puis à deux heures zéro-huit,...

Le bois de vache flottée

Des transparences de réel subsistent encore dans la route sinueuse qui monte à la butte. Le livre offre une récompense à qui tranchera dans le sommeil des tissus métamorphosés, au vif de la mémoire plissée des anciens locataires. L’entretien du matin : franchir...