Cabanes

Les âmes marines, en suspension éphémère sur la dune au souvenir des années soixante-dix, vigies sur le rien comme un balcon en forêt, en apparence, ou comme le refuge obligé avant la conquête d’une montagne, ou au retour. Des traces sur le sable attestent une...

Sensible, après tout

Quand tout à coup, l’inouï d’une nuée de corbeaux freux bleu nuit fondant sur la terre, volet réanimé en détail d’un retable de Jérôme Bosch. Et les becs, de concert, de fouir ; vers de terre, némapodes, iules, taupes ; collemboles, acariens,...

Today I walked

Un dernier voyage étonnant vers la plage en hiver, des gens volets fermés voient la vie en bruit rose… … mais au fond pas de quoi se faire un sang d’encre, les pas perdus reviendront bientôt dessiner leur partition aléatoire sur la frange...

Nocturne et avant

La plupart du temps on ne va nulle part, c’est juste suivre en silence le chemin plausible qui n’offrira la souffrance d’un pas de travers sur une racine en forme de croc-en-jambe, plutôt le plaisir d’un saut de côté dans une lumière incidente comme...

Boum et parenthèses (court)

Pour nous faire des souvenirs, précieuse denrée en l’éventualité d’une future réclusion, nous sommes allés nous promener en terrain meuble, là où les statues se font rares (mais non absentes). C’était peut-être aussi l’occasion de se rappeler...

La rouille

Dans le no man’s land de l’entre-deux-dunes derrière la plage, une pinède en rangs aussi bien ordonnés que l’alignement des tables scellées au plancher du restaurant au fond du couloir où, à l’entracte de la marée basse, viendront dîner les...

Le squelette, la lumière et l’humus

Curieusement, dans ces images qui viennent à soi au milieu d’une promenade et dont on choisira plus tard un extrait, ce sentiment d’aller se faire promener, d’aller se faire balader, comme on nous aurait envoyé se faire voir autour de la mer. Il y a...

Trois vagues longilignes et des paroles en l’air

, avant Noël sous la villa Sans-Gêne, à l’aplomb, trois femmes en néoprène à la conversation (douceur sensuelle de l’eau tiédie sous la seconde peau ?) l’instant ne dure guère plus longtemps que la cuisson d’une grosse poignée de langoustines...

Vagues souvenirs sous papier bulle

Quoi de plus doux, qui de plus apaisant sauf les petites notes de musique en pluie sur les ardoises, le pare-brise, les vitrines, nos écrans, ce qui nous sépare. Au bout du couloir les puces et les antiques, loin de Paris, ont presque l’air de se demander...

Contre la montre, tout contre

Qu’y a-t-il donc de si troublant, de si défendu à regarder la mer depuis la côte, sa frontière secrète, indéfendable, son horizon versatile faussement géométrique et son ciel médusé ? S’accordent à son sujet beaucoup de fausses paroles aux mots creux...